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Région privée
 
 
 
 
Des problématiques et des défis communs …
 

La mise en place de ce projet se base sur l’observation des phénomènes de pauvreté et d’exclusion dans nos collectivités d’Europe et d’Amérique Latine notamment la situation de pauvreté croissante dans les villes concernées ainsi que la diversité et l’élargissement des couches sociales touchées par l’exclusion.

  • En Amérique Latine, la majorité des villes grandes et moyennes doit faire face à une augmentation exponentielle de la pauvreté. Les chiffres officiels de la Banque Mondiale montrent une croissance très forte de la population urbaine qui pourrait atteindre 65% en 2025, ce qui rend plus aigu les phénomènes d’exclusion. La forte croissance des villes et en particulier des périphéries des grandes métropoles, couplée à une détérioration des conditions de vie dans certains quartiers ou espaces urbains, rendent plus évidents les problèmes d’exclusion économique, sociale et culturelle et imposent la mise en place de meilleures politiques urbaines d’inclusion. Certains groupes comme les femmes, les mères célibataires, les enfants des rues, les jeunes sans emploi ou certains groupes ethniques sont particulièrement touchés par ces phénomènes.

  • En Europe, il existe des disparités profondes au sein des agglomérations urbaines. Dans les villes européennes, le fossé se creuse entre riches et pauvres et parallèlement à l’augmentation du chômage, de nouvelles formes d’exclusion apparaissent. En effet, la base industrielle de nombreuses cités étant en déclin, la classe moyenne a fui vers les banlieues ou zones périphériques ; la pauvreté urbaine est à présent concentrée dans certains noyaux urbains ou périurbains et parmi certains groupes identifiés : les minorités ethniques, les femmes, les foyers monoparentaux, les jeunes sans emploi, certaines personnes âgées. Dans certains quartiers prévaut donc une situation d’exclusion tant géographique que sociale ; certaines zones urbaines sont même devenues des zones de non droit pour les citoyens.

Partant de ce constat, les villes et organisations associées au projet ont essayé de mettre en commun leur approche conceptuelle et stratégique de la problématique du réseau 10 –la lutte contre la pauvreté urbaine- constatant la nécessité d’évoluer vers le concept d’inclusion sociale. En effet, dans la plupart des villes, le traitement du phénomène de l’exclusion évolue vers une approche pluridimensionnelle et intégrale.

Les 7 partenaires du projet ont identifié des problèmes similaires : mieux cerner les phénomènes d’exclusion, mieux articuler leurs politiques d’inclusion, améliorer le suivi et l’évaluation de leurs actions. Tous cherchent à mettre en place une gestion urbaine plus intégrale et cohérente.

Les 6 villes membres de plein droit sont des grandes villes de plusieurs millions d’habitants ou intégrées à des régions métropolitaines très peuplées. Certaines sont des capitales nationales (Montevideo et Buenos Aires), d’autres des capitales régionales ou d’états (Barcelone, Porto Alegre et São Paulo) ; Saint-Denis, enfin, deuxième agglomération d’Ile de France, joue un rôle essentiel dans la région métropolitaine de la capitale française. Malgré les différences entre les municipalités partenaires, elles partagent toutes les problèmes de grandes métropoles confrontées de façon aiguë aux problèmes de transformation des tissus économiques et sociaux, notamment des bassins industriels, au chômage, aux problèmes des populations migrants, à différentes dimensions des problèmes d’intégration culturelle, etc.

… une solide histoire de coopération:
 

La construction de ce projet s’appuie également sur une solide histoire de coopération entre ces villes. La plupart des partenaires de ce projet ont déjà participé de la première phase du programme URB-AL. Elles participent toutes au projet de l’Observatoire international de la démocratie participative, coordonné par la ville de Barcelone, dans le cadre du réseau n° 3 (« La démocratie dans la ville »). Les quatre villes latino-américaines du projet ont également des liens très forts de par leur proximité géographique. Elles participent au réseau des « Mercociudades », réseau de coopération entre villes du Mercosur.

De même à l’échelle européenne, Barcelone et Saint-Denis ont travaillé ensemble pendant plusieurs années à la formulation de la Charte Européenne des Droits de l’Homme dans la ville.

En outre, les 6 villes et leur partenaire extérieur, le Fonds Andalou des Municipalités pour la Solidarité Internationale (FAMSI) participent chaque année, depuis 2001, date de sa création, au Forum Mondial des Autorités Locales pour l’Inclusion Sociale de Porto Alegre (http://www.autoridadeslocais.com.br). Leur engagement international et local en faveur de l’inclusion sociale est, par conséquent, de longue date. Ainsi, Saint-Denis a accueilli, en novembre 2003, le second Forum Européen des Autorités Locales (http://www.faleurope-saintdenis.com) tandis que Barcelone a reçu son édition mondiale en mai 2004 (http://www.bcn.es/fal)

Ce projet vise à renforcer le réseau des villes pour l’inclusion sociale, créé en janvier 2002, à Porto Alegre et dont la naissance se formalisera prochainement au sein de la nouvelle organisation internationale des villes « Cités et gouvernements locaux Unis »